Devenez puissant dans un monde sans pitié

Réflexion de Grâce Tshitala Ilunga, auteur, essayiste
Le monde ne vous doit rien. Cette réalité peut sembler brutale, mais elle peut aussi devenir une source de liberté. Tant que vous attendez que les autres comprennent votre valeur, que les circonstances deviennent favorables ou que quelqu’un vienne vous sauver, vous donnez une partie de votre pouvoir à l’extérieur.
Devenir puissant ne signifie pas devenir cruel. Cela signifie devenir difficile à détruire.
La première forme de puissance est la maîtrise de soi. Un homme qui ne maîtrise ni sa colère, ni ses désirs, ni ses paroles peut facilement être manipulé. Celui qui réagit à chaque provocation devient prévisible. Or, ce qui est prévisible est facilement contrôlable. Apprendre à se taire, à attendre, à réfléchir avant d’agir et à choisir ses batailles constitue déjà une forme de puissance.
La deuxième est la compétence. Dans un monde où beaucoup veulent être reconnus, celui qui sait réellement faire quelque chose possède un avantage. Ne cherchez pas seulement à être visible ; devenez utile. Apprenez, lisez, pratiquez, acceptez vos lacunes et entourez-vous de personnes qui savent ce que vous ne savez pas encore. La compétence finit par parler lorsque les discours ne suffisent plus.
La troisième est l’indépendance. Plus vous dépendez entièrement d’une personne, d’un emploi, d’une relation ou de l’approbation des autres, plus votre marge de liberté diminue. Construisez progressivement vos ressources : votre savoir, votre réputation, vos relations, votre épargne, vos projets. L’objectif n’est pas de n’avoir besoin de personne, mais de ne pas être incapable d’avancer sans quelqu’un.
Enfin, devenez capable d’encaisser les coups sans abandonner votre direction. Vous connaîtrez le rejet, l’injustice, l’échec, la trahison et parfois l’indifférence. Vous ne contrôlerez pas toujours ce qui vous arrive. En revanche, vous pouvez travailler sur la manière dont vous y répondez.
Le monde peut être dur. Mais répondre à sa dureté par la cruauté n’est pas nécessairement une preuve de force.
La véritable puissance, c’est pouvoir rester debout sans devenir ce qui nous a blessés.
Grâce Tshitala Ilunga
Auteur, essayiste